Alcoologie et Addictologie https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa <p>La revue de la Société Française d'Alcoologie.</p> Princeps Editions fr-CA Alcoologie et Addictologie 1620-4522 Sommaire Septembre 2019 https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/852 Rédaction ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 182 183 La prévention des substances addictives : un enjeu majeur pour la lutte contre le cancer https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/853 Norbert Ifrah ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 184 185 Territorialisation des alcoolisations festives et publiques. Une étude dans la ville de Marseille https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/854 <p>Introduction : l’étude des pratiques festives d’alcoolisation dans leur contexte territorial, social et temporel de production peut permettre d’accéder aux logiques qui les guident et peut contribuer au développement de la prévention. Méthode : une recherche quantitative descriptive locale (in situ) a été réalisée auprès de 120 personnes recrutées pendant leur participation à une soirée dans deux quartiers festifs de Marseille (la Plaine et le Vieux-Port). Le questionnaire portait sur la dernière soirée festive et comprenait des questions sur leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs pratiques festives, les raisons associées et les conduites préventives adoptées. Résultats : parmi les personnes interrogées (âge moyen 24,6 ans), 86 % déclarent résider dans les quartiers festifs investigués. Durant leur dernière soirée, les individus déclarent avoir fréquenté en moyenne deux lieux festifs. Le nombre moyen d’unités d’alcool (UA) consommées déclaré est de 10,25 UA. Les personnes déclarent également avoir consommé du cannabis (43,3 %) et d’autres produits illicites (21,7 %). Les résultats font apparaître des logiques territoriales qui s’expriment à travers des pratiques de consommation, des enjeux motivationnels et des stratégies de prévention spécifiques aux quartiers festifs investigués. Le traitement cartographique des données permet d’appréhender les dimensions territoriales dans l’organisation de l’offre festive et les modes d’appropriation des espaces par les individus. Conclusion : cette étude souligne l’intérêt d’appréhender le processus de territorialisation des alcoolisations festives et publiques pour comprendre les enjeux stratégiques, motivationnels voire communautaires qui président aux pratiques des personnes présentes sur les territoires festifs. Ce type d’étude peut constituer un outil au service de la prévention et de la réduction des risques et des dommages.</p> Nicolas Khatmi Perrine Roux Nicolas Matenot Lionel Dany ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 186 200 Dépistage biologique de la consommation d’alcool. Quoi de nouveau ? https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/855 <p>Le métabolisme de l’éthanol est principalement hépatique, il emprunte la voie de l’acétaldéhyde. Sa consommation engendre des désordres au niveau des hépatocytes responsables de modifications biologiques indirectes (GGT, CDT, VGM, transaminases...). Ces examens sont classiquement prescrits pour dépister une consommation régulière d’alcool, mais manquent de sensibilité et surtout de spécificité. Ceci explique que de nouveaux marqueurs ont été recherchés. Issus du métabolisme non oxydatif, ils sont quantitativement mineurs, leur part dans le métabolisme de l’éthanol étant inférieure à un pour mille, mais ce sont des traceurs spécifiques de cette exposition. En effet, il a été montré que la consommation d’alcool produisait : de l’éthylglucuronide, après action d’une glucuronyltransférase sur l’éthanol ; des phosphatidyléthanols, sous l’effet d’une phospholipase ; des esters éthyliques d’acides gras, en présence de synthétase d’acides gras ; de l’éthylsulfate, au contact d’une sulfotransférase. Grâce aux progrès analytiques réalisés au cours des dernières années, il est désormais possible de quantifier ces nouveaux marqueurs directs d’alcoolisation présents à l’état de traces dans les milieux biologiques (quelques milligrammes par litre dans le sang, les urines ; quelques picogrammes par milligramme dans les cheveux, les ongles, le méconium).</p> Jean-Pierre Goullé Michel Guerbet ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 201 209 Espace(s) de la salle de consommation à moindre risque, entre dedans et dehors https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/856 <p>Initialement conçues pour résoudre le problème des “scènes ouvertes” au début des années 1990 en Europe et donc essentiellement dans des objectifs de tranquillité publique, les salles de consommation à moindre risque (SCMR) ont rapidement fait la démonstration d’effets positifs en matière de réduction des risques (RDR), notamment par leur capacité à établir des contacts avec des usagers de drogues éloignés des systèmes de soins. Ces dispositifs doivent donc être nécessairement conçus avec des réponses adaptées aux besoins spécifiques d’une ville ou d’un quartier particuliers, au risque sinon de créer au contraire un effet d’appel et de créer ou d’aggraver une partie du problème que les SCMR étaient censées aussi résoudre, la visibilité sociale des usages ou des trafics, avec la création d’une scène ouverte en périphérie de la salle. Inadaptées à une configuration locale spécifique, ces SCMR risqueraient en effet d’aggraver ainsi le risque de rejet des usagers par l’environnement et leur stigmatisation. Cette dialectique du dedans et du dehors de la salle est donc une question-clé qu’il importe de traiter dans tout projet d’implantation de tels dispositifs dans un site spécifique, en intégrant notamment la possibilité de programmes mobiles qui peuvent pour partie répondre à cette tension.</p> Jean-Michel Delile ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 210 218 Opioïdes : nouveaux produits et nouvelles tendances d’usage en France https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/857 <p>La mortalité par surdoses liées aux substances opioïdes que connaissent actuellement les états nord-américains a donné une visibilité médiatique importante à l’élargissement des prescriptions de médicaments antalgiques opioïdes synthétiques en France et à ses conséquences sanitaires. La co-occurrence avec, d’une part, l’installation d’une offre de nouveaux produits de synthèse illicites sur Internet et, d’autre part, l’intégration, encore modérée, des antalgiques opioïdes à la palette des produits consommés par les usagers de drogues tend à créer une certaine confusion nuisant à la compréhension de la situation. Cet article s’attache, à l’aide d’un ensemble de données quantitatives et qualitatives issues de sources multiples, à distinguer les différents phénomènes, les populations concernées et les facteurs qui jouent sur leurs évolutions. Trois principaux phénomènes sont identifiés : les cas de dépendances et surdoses qui font suite à un traitement antalgique en population générale – sans commune mesure avec la situation d’outre-Atlantique –, l’évolution des consommations opioïdes des polyusagers de drogues – lesquelles restent portées par les produits les plus anciens – et, enfin, la dynamique actuelle d’entrée sur le territoire national des opioïdes de synthèse obtenus sur Internet, qui leur confère une présence marginale sur le territoire quoique non totalement dénuée de risque.</p> Agnès Cadet-Taïrou Anne-Claire Brisacier Magali Martinez ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 219 226 Connaître les risques de mésusage pour une juste prescription des antalgiques opioïdes https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/858 <p>La France n’est pas en situation de crise sanitaire des opioïdes, mais elle est en situation d’en prévenir une. Cela passe par une plus grande vigilance des médecins qui doivent s’assurer d’une juste prescription tant sur les indications que sur la durée des prescriptions et la surveillance de l’évolution du bénéfice-risque de ces médicaments. Mais cela implique aussi la délivrance d’une information auprès des patients pour les accompagner dans le bon usage de ces médicaments. L’existence de facteurs de risque ne contre-indique pas la prescription si elle s’avère pertinente pour soulager la douleur. Une prévention personnalisée devra en revanche systématiquement être mise en œuvre en prenant en charge aussi bien la douleur elle- même que les comorbidités psychiatriques et addictives, en rendant le patient acteur de cette vigilance et en recherchant activement à chaque renouvellement d’ordonnances des comportements de mésusage.</p> Célian Bertin Chenaf Chouki Nicolas Authier ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 227 231 17 th European Society for Biomedical Research on Alcoholism congress https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/859 ESBRA ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 232 282 Alcool, autres drogues et santé : connaissances scientifiques actuelles https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/860 Jean-Bernard Daeppen ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 283 285 Journées de la SFA 2020, Prix Veissière 2020, Groupes, Adhésion https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/861 Société Française d'Alcoologie ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 286 288 Annonces https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/862 Rédaction ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 289 289 Livres – Agenda https://www.alcoologie-et-addictologie.fr/index.php/aa/article/view/863 Rédaction ##submission.copyrightStatement## 2019-09-30 2019-09-30 41 3 290 291